
Macky / Fondateur

Vous payez une agence Google Ads à Genève entre 400 et 1 500 francs par mois, plus le budget publicitaire. Chaque mois vous recevez un rapport avec des courbes qui montent. Et pourtant vous n'arrivez pas à dire si ça marche.
C'est le problème le plus courant du métier, et il ne vient pas de la malhonnêteté. Il vient du fait que personne ne vous a donné les sept contrôles qui permettent de juger sur pièce. Les voici. Ils prennent vingt minutes, ils ne demandent aucune compétence technique, et vous pouvez les faire vous-même ce soir.
Avant tout : exigez l'accès au compte
Si vous n'avez pas d'accès en lecture au compte Google Ads, arrêtez-vous ici et demandez-le. Ce n'est pas négociable, c'est votre compte, alimenté par votre argent.
Une agence qui refuse, qui répond que c'est trop technique ou qui vous renvoie vers son rapport maison vous dit une chose : elle ne veut pas que vous regardiez. Aucune raison légitime ne justifie ce refus. L'ajout d'un accès prend trente secondes.
1. Combien de recherches déclenchent vraiment vos annonces
Dans le compte, ouvrez le rapport des termes de recherche. Pas les mots-clés, les termes de recherche : ce que les gens ont réellement tapé.
Vous devez y voir des intentions d'achat. Si vous êtes chauffagiste à Genève, vous voulez voir « dépanneur chaudière genève », pas « comment fonctionne une pompe à chaleur ». La première requête appelle. La seconde lit un article et s'en va.
Si la liste est pleine de recherches informatives ou hors sujet, votre budget finance la curiosité des autres.
2. La liste des mots-clés négatifs
C'est le contrôle le plus révélateur, et le plus rapide. Un compte tenu par quelqu'un contient des dizaines de mots-clés négatifs, ajoutés au fil des semaines : gratuit, emploi, stage, formation, définition, salaire, et tous les termes parasites propres à votre métier.
Une liste vide ou avec trois entrées signifie que personne n'a lu les termes de recherche depuis le lancement. C'est le signe d'un compte laissé en pilote automatique.
3. Les conversions sont-elles réelles
Regardez ce qui est compté comme conversion. Si la seule conversion suivie est une « vue de page » ou un « clic sur le numéro » sans suite, vous ne mesurez rien d'utile.
Une conversion doit correspondre à un acte commercial : formulaire envoyé, appel de plus de trente secondes, réservation confirmée, devis demandé. Et le nombre affiché doit ressembler à ce que vous constatez dans la vraie vie. Si le compte annonce quarante conversions et que vous avez reçu quatre appels, quelque chose compte mal.
4. La séparation entre Genève et la France voisine
C'est la spécificité locale que beaucoup d'agences ignorent. Le Grand Genève est un seul bassin de vie mais deux marchés publicitaires : les coûts par clic, la concurrence et le pouvoir d'achat n'y sont pas les mêmes.
Une campagne unique qui arrose Genève et la Haute-Savoie ensemble mélange deux réalités et vous empêche de savoir laquelle est rentable. Les zones doivent être séparées, ou au minimum les performances lisibles par zone.
5. Le piège Performance Max
Performance Max est le format que Google pousse le plus fort. Il est pratique pour l'agence : une seule campagne, peu de réglages, l'algorithme fait le reste.
Le problème est qu'il est largement opaque. Vous voyez peu où vos annonces s'affichent, et une partie du budget part sur le réseau Display et YouTube, là où personne ne cherchait rien. Pour une PME locale avec un budget mesuré, une campagne Recherche bien tenue donne presque toujours un meilleur coût par contact.
Performance Max n'est pas à bannir. Mais si c'est le seul format de votre compte et que personne ne vous a expliqué pourquoi, posez la question.
6. La date de la dernière modification
Dans le compte, l'historique des modifications montre qui a touché à quoi, et quand. Ouvrez-le.
Un compte vivant reçoit des ajustements toutes les semaines ou deux : encheres, négatifs, nouvelles annonces, budget rééquilibré. Si la dernière intervention remonte à trois mois alors que vous payez tous les mois, vous financez une surveillance qui n'existe pas.
7. Le coût par client, pas le coût par clic
C'est le seul chiffre qui décide. Prenez le budget total du mois, honoraires compris, et divisez-le par le nombre de clients réellement obtenus, pas de contacts.
Comparez ensuite ce montant à ce que vous rapporte un client sur sa durée de vie. Un artisan dont le chantier moyen fait 4 000 francs peut payer 300 francs pour un client sans sourciller. Un restaurant dont le ticket est de 30 francs ne le peut pas, sauf si le client revient.
Tant que ce calcul n'est pas fait, aucune discussion sur le coût par clic n'a de sens.
Ce que vous devez voir dans un rapport honnête
Trois lignes suffisent : ce que vous avez dépensé, combien de contacts vous avez reçus, combien vous a coûté chacun. Le reste est du confort.
Un rapport de quinze pages sans ces trois chiffres est un rapport qui occupe le terrain.
Si les contrôles ne passent pas
Ne changez pas d'agence dans la foulée. Envoyez ces sept points par écrit et demandez une réponse point par point. Une bonne agence vous répondra précisément, et sera parfois soulagée que vous vous y intéressiez enfin.
Si les réponses restent vagues, vous avez votre réponse.
Un dernier mot
Chez MB Agency, à Carouge, nous ouvrons systématiquement l'accès au compte à nos clients, et le budget publicitaire est facturé séparément des honoraires, au franc près. Ce n'est pas une faveur, c'est la seule façon de discuter d'égal à égal.
Si vous voulez un regard extérieur sur votre compte, envoyez-nous un accès en lecture. Nous vous dirons ce que nous voyons, même si la conclusion est que votre agence actuelle travaille bien.
